Education alimentaire

L'éducation des enfants est ma toute première passion. Avant même de devenir mère, c'est un sujet qui me passionnait et qui revenait fréquemment dans les discussions que j'avais avec mes proches. J'ai eu la chance de grandir au sein d'une famille particulièrement nombreuse ce qui m'a permis de me faire une petite idée sur les différents modèles éducatifs existants (souple, permissif, rigide ...). A partir de là, mes idées sur le sujet ont commencé à germer, grandir puis mûrir.

Toutefois, le rôle de parents m'est réellement "tombé sur la tête" lorsque je suis devenu mère à mon tour. Certaines choses auxquelles je n'avais jamais pensé sont apparus au grand jour (éducation alimentaire, allaitement, portage ...) et m'ont fait réfléchir tandis que d'autres m'ont rassuré quant à mes choix éducatifs.

Avec mon mari, et comme de nombreux parents, nous tentons de faire au mieux avec nos enfants. Nous tâtonnons souvent, faisons des erreurs, modifions quelques fois nos positions et tentons de nous adapter au mieux à la nature de l'enfant que nous avons en face de nous. Car si le fil conducteur reste le même, la façon de faire, quant à elle, varie beaucoup en fonction de la nature de nos deux enfants, qui elle, est très différente. 

Aujourd'hui, et en partenariat avec l'enseigne Babymoov, j'ai choisi de vous parler de l'éducation alimentaire telle que mon mari et moi la concevons et telle que nous l'avons expérimenté avec nos enfants. Cet article est donc un simple témoignage de vie que j'ai souhaité vous faire partager. 

L'éducation alimentaire



La question sur l'éducation alimentaire de notre aînée s'est posée très tôt, lorsque celle-ci avait tout juste 4 mois. A cet âge là, ma belle-mère m'avait conseillé de commencer à donner de petites quantités de soupe aux légumes à Cheindel. Un peu hésitante, je l'ai regardé faire à quelques reprises et finalement je me suis laissée convaincre. Ma petite puce avait l'air d'apprécier cette initiative et de bien la supporter, je l'ai donc adopté très rapidement. Dès 6 mois, nous passions à la compote de fruits, aux fruits que nous écrasions nous-même avec le dos d'une fourchette (banane...), aux petits suisses natures et aux purées de légumes maison. A cet âge-là, notre fille ne tenait pas encore assise, nous lui donnions alors tous ses repas, assise sur nos genoux. Ce n'était clairement pas très pratique .. C'est pourquoi, dès que cela fut possible, nous lui avons présenté la chaise haute (sans sa tablette) que nous avons rapproché de notre table de salle à manger. Ainsi, Cheindel pouvait manger à table avec nous quand nos horaires concordaient. Pour manger, nous lui présentions ses repas dans une vaisselle spécialement conçu pour les bébés et tout en plastique. Nous la laissions gérer elle-même les quantités de nourriture qu'elle souhaitait absorber, en intervenant uniquement en cas de grosses difficultés. Elle avait, autant qu'elle le souhaitait, le doit de se salir. Très vite, notre poulette a préféré ses petits doigts agiles aux couverts et jusqu'à ses 12 mois, elle ne mangeait quasiment que de cette façon ...! Si les quantités de nourriture ingérées étaient très petites au départ, Cheindel a rapidement su trouver le rythme alimentaire qui correspondait à ses besoins.

Pour l'éveiller aux différents goûts, nous lui proposions fréquemment des aliments à l'état brut qu'elle pouvait alors explorer manuellement et avec sa bouche. Elle a ainsi découvert le citron, la betterave (qui tâche ^^'), la pomme de terre (de sa propre initiative), la pêche, les fraises ... Ma petite puce était très curieuse ! Si elle n'aimait pas tout ce que nous lui proposions, nous avons tout de même pu nous rendre compte que ses goûts évoluaient avec elle. Certains aliments dont elle raffolait toute petite (la betterave) sont à l'heure actuelle plus du tout appréciés. Et parallèlement, des aliments goûtés "par hasard" (le thon en conserve) sont devenus de véritables gourmandises à ses yeux. Je me souviens très bien que lorsque nous rentrions de courses, Chéri mettait hors de sa portée les précieuses boîtes de thon car une fois, ayant oublié d'en fermer une, nous avions retrouvé notre puce de 13 mois le nez dedans .. Elle avait tout mangé !!

Vers ses 9 mois, Cheindel mangeait la nourriture solide que nous lui coupions en morceaux et se servait (un peu) plus régulièrement de ses couverts. En quelques semaines, elle est devenu complètement autonome et parvenait à manger et boire sans aide. Pour moi, ce fut une révélation. Comment une enfant si petite, pouvait-elle devenir autonome si rapidement ? Et si notre fille était désormais autonome, pourquoi la garder "prisonnière" de sa chaise haute alors que nous, adultes, étions assis sur des chaises sans attaches et pouvions, librement, décider à quel moment notre repas serait terminé ?

Après en avoir discuté avec mon mari, nous nous sommes finalement mis d'accord pour investir dans du mobilier à hauteur d'enfants. Qu'est-ce que nous n'avions pas fait ...!  A partir de ce moment là, Cheindel n'a plus pris ses repas que sur cette table là. Ne sachant pas encore marcher, notre petite puce de neuf mois, était toutefois très agile de son corps. Elle marchait à quatre pattes et montait les escaliers depuis peu, elle ne rencontra donc aucune difficulté particulière à sortir de table lorsqu'elle avait terminé de manger. Pour l'installation, c'est nous qui nous en occupions, ma puce était encore trop jeune pour parvenir, seule, à s'asseoir sur une chaise puis rapprocher d'elle la table.

 Je vous mentirai en vous disant que tout cela s'est passé sans en combes. Si l'évolution vers l'autonomie alimentaire s'est déroulée assez naturellement, par étapes, apprendre à nos enfants à rester à table du début à la fin du repas fut une chose plus compliquée. Les enfants étant assez libres dans du mobilier à leur hauteur, la tentation de se lever de table, de papillonner, en mangeant un morceau par-ci, un morceau par-là fut bien là. C'est pourquoi, les premiers temps, je partageais mes déjeuners avec eux, à leur table. Lorsque les enfants souhaitaient quitter la table, je leur expliquais que s'ils partaient, le repas, lui, serait terminé. Après une courte (et difficile) période de tests, les enfants assimilaient bien le concept et parvenaient, non sans difficultés, à rester à table du début à la fin du repas. Vers leurs 18 mois à peu près, chacun de mes enfants souhaita réintégrer la table familiale. Si nous pensions au départ remettre notre aînée dans sa chaise haute, elle, n'a jamais voulu y retourner. (Elle y allait uniquement  lorsque nous faisions des activités manuelles un peu salissante et que je voulais éviter de salir tout le mobilier du séjour ... ) Cheindel préféra nettement prendre ses repas assise ou debout sur une chaise ordinaire. Etant grande pour son âge, cela était tout à fait possible pour elle. Paradoxalement, la question de la chaise haute est revenu sur le tapis pour notre fils. Moins grand que sa soeur, la table lui arrivait à hauteur de nez. Avec mon mari, nous nous sommes penchés sur la question et hésitions entre la chaise haute évolutive et le rehausseur. C'est à ce moment-là que l'équipe Babymoov a eu la bonne idée de nous contacter et, après quelques échanges, de nous proposer un superbe rehausseur pour Raphael (qui a été très vite adopté par l'intéressé ;) ). Je vous présenterai ce produit en détails dans un prochain article ;)

Pour ce qui est des horaires des repas, ceux-ci sont toujours donnés à heures précises: entre 7h30 et 8h30 le petit-déjeuner, 11h15 le déjeuner, 15h le goûter et 18h30 le dîner. Même lorsque les enfants sont en vacances, nous tentons de respecter ce rythme alimentaire. Il donne des repères à nos petits et évitent qu'ils soient constamment près du réfrigérateur (la grande passion de Raphael ^^). La question de la télévision pendant les repas ne s'est jamais posée puisque nous n'avons pas de télé à la maison. Nous essayons, autant que possible, de faire concorder nos horaires avec ceux des enfants et dînons très régulièrement à quatre. Ces moments passés en famille sont toujours très agréables et nous permettent d'échanger sur nos journées respectives.

Si l'éducation alimentaire en termes d'autonomie, de place où manger et d'horaires ne pose pas vraiment de soucis à la maison, la question de l'alimentation équilibrée qualitativement reste, quant à elle, entière. Nous avons chacun nos préférences alimentaires et comme de nombreux parents, dès qu'il s'agit d'introduire un ou deux légumes dans les menus, tout se complique. La plupart du temps, ceux-ci sont boudés et les enfants réclament féculents, gourmandises sucrées ou encore un menu fastfood/pizza ...


Et chez vous, comment se passent les repas ? Quels sont vos points forts ? Vos difficultés ? 


Annaelle 

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